Projet 2011 pour un site créé en 1998
HistoriqueLe site tribunal-de-commerce.com est né en 1998, avant l'enquête parlementaire sur les tribunaux de commerce. Ce site avait pour objectif de recenser les expériences, de prévenir les méfaits, dus tant à l'incompétence, qu'à la négligence ou la fraude affirmée dans le milieu des procédures collectives. Il avait peu de moyens - un vieux mac G3 hébergé derrière une "Free Box" - et le peu de compétences de son auteur dans le développement du web naissant (le terme Web est de 1996). Il fallait se "palucher" les pages et les liens à la main.
Il y eut l'enquête qui imprima sur trois tomes de plus d'un kilo titrés : "Une justice en faillite" tout ce que tout le monde savait depuis toujours dans ce terrier. Il y eut du bruit, quelques fureurs, de grandes promesses de réforme, les fameux "plus jamais ça" que l'on entend à chaque tremblement de terre, à chaque Outreau.
L'auteur du site se lassait doucement et laissait l'eau du bain refroidir avec son bébé. Mais il ne jeta pas l'eau en renouvelant chaque année le nom ; le bébé grandit pour la renaissance du projet en 2011 avec les technologies du Web qui avaient pris leur place dans les médias.
Objectifs 2011
Treize ans après, alors que Bernard Tapie avec l'éclairage halogène des médias, a obtenu l'annulation de certaines procédures - annulation de la liquidation de la holding et quelque argent, certains, disposant de moins d'entregent se battent toujours dans l'ombre : comme Fernand Vogne, depuis 34 ans . A la fin des années 70 il dirigeait un cabinet d'assurances. On l'a accusé de détournement de fonds, condamné à six mois de prison avec sursis, avant de vendre ses actifs dans son dos. Un cabinet d'avocats américains s'est intéressé à son dossier.
En 1999, "La complainte de la plainte sur CD Rom", comme le titrait Libération, avant la création du pôle financier parisien - où il fut entendu et dénié comme le fut Fernand Vogne dans ses entretiens avec les Gardes des Sceaux. Avant "l'affaire du Sentier" la mise sur CD Rom était une avancée, une approche d'ingénieur entreprenant des études de droit à 40 ans.
Les suicides ne se sont pas arrêtés en 1999 avec ceux le même jour, d'Alain Cadel, 55 ans, boucher-charcutier à Bordeaux et Thierry Brun, 50 ans, qui exploitait un bistrot parisien, «La Buvette du Palais», située dans l'enceinte même du tribunal de Paris. Le patron des chantiers navals Gamelin, Joël Gamelin, s'est donné la mort sur son lieu de travail à La Rochelle, alors que son entreprise - spécialisée dans la construction et la réparation navale en aluminium et en acier, avec 120 personnes - avait été placée en redressement début décembre. Elle avait 6 millions d'euros de commandes et avait construit Adrien, le navire de Jean Luc Van Den Heede.
Victoires qui n'en sont pas
Jacques Esnault, plaideur obstiné, titrait le journal Le MondeLes outils en 2011:
Treize ans après, le site tribunal-de-commerce.com aura recours à toutes les avancées : à la vidéo partagée sur YouTube, aux réseaux sociaux, à MovableType, plate forme mondiale de Blogs qui a servi à la campagne d'Obama, ou à bâtir le site Britney Spears.
Le site offre la possibilité d'ouvrir un blog à ceux qui le souhaitent,pas seulement les justiciables, les faillis, les sortis de l'auberge, mais aussi aux politiques, aux universitaires, aux mandataires judiciaires ou juges des tribunaux de commerce, qui parfois, comme dans l'affaire de la révision Pierre Mouselli disent «Ça suffit !», comme l'écrit encore le journal Libération - un jugement "Signé du président Géronimi, un vieux de la vieille quittant ses fonctions sur un colossal bras d'honneur, épaulé - fait rarissime - par six juges assesseurs. Unis pour dire à certains de leurs pairs : «Ça suffit !» -
